La Tribune des Experts
Professeur Khady Diouf Goudiaby sur le Pouvoir de la Recherche pour la Conservation Marine

Photo by Kammeran Gonzalez-Keola on Pexels
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Une conversation avec le Professeur Khady Diouf Goudiaby sur le pouvoir transformateur de la recherche dans la conservation marine
Dans cette interview, le Professeur Khady Diouf Goudiaby – une experte de premier plan en biologie marine et en écologie – partage son parcours personnel dans le domaine, les menaces urgentes auxquelles la faune marine au Sénégal et dans la région est confrontée, ainsi que le rôle crucial que joue la recherche scientifique dans l'élaboration de pratiques de gestion durables.
Directrice de Recherche assimilée, Pr Khady Diouf Goudiaby est titulaire d’un Diplôme d’Études approfondies (DEA) en Sciences de l’Environnement à l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) au Sénégal. Elle a effectué sa thèse de Doctorat unique en Écologie des Systèmes A quatiques C ontinentaux à l’Université de Montpellier 2 (France).
Elle est actuellement chercheure au Département de Biologie A nimale de l’Institut Fo ndamental d’Afrique N oire Cheikh Anta Diop (IFAN Ch. A. Diop) qui est un Institut de recherche de l’UCAD. Elle y dirige le laboratoire de b iologie marine depuis 2009. Ses travaux de recherche portent principalement sur la b iologie et l'écologie marines. Elle est l’auteur de plusieurs publications scientifiques portant sur les traits de vie des poissons (âge, croissance, reproduction, connectivité) et la gestion des pêcheries. Experte de la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), Pr. Khady DIOUF GOUDIABY s’investit dans la construction de synergies entre la formation, la recherche et les actions en faveur de la conservation et la gestion durable des ressources halieutiques.
Elle est la coordinatrice, au Sénégal, de deux projets financés par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) que sont :
– le projet régional Nutec Plastic RAF1010 « Réutilisation et recyclage des déchets polymères par modification par rayonnement pour la production de biens industriels »
– le projet interrégional INT7021 « Contribuer à la surveillance mondiale de la pollution plastique marine dans le cadre de l’initiative de la technologie nucléaire pour contrôler la pollution plastique ».
Elle a auparavant travaillé, en qualité de Chargée de recherche, au Centre de Recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye qui fait partie de l’Institut sénégalais de Recherches agricoles de 2007 à 2008.

Une conversation avec le Professeur Khady Diouf Goudiaby sur le pouvoir transformateur de la recherche dans la conservation marine
Dans cette interview, le Professeur Khady Diouf Goudiaby – une experte de premier plan en biologie marine et en écologie – partage son parcours personnel dans le domaine, les menaces urgentes auxquelles la faune marine au Sénégal et dans la région est confrontée, ainsi que le rôle crucial que joue la recherche scientifique dans l'élaboration de pratiques de gestion durables.
Directrice de Recherche assimilée, Pr Khady Diouf Goudiaby est titulaire d’un Diplôme d’Études approfondies (DEA) en Sciences de l’Environnement à l’Institut des Sciences de l’Environnement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) au Sénégal. Elle a effectué sa thèse de Doctorat unique en Écologie des Systèmes A quatiques C ontinentaux à l’Université de Montpellier 2 (France).
Elle est actuellement chercheure au Département de Biologie A nimale de l’Institut Fo ndamental d’Afrique N oire Cheikh Anta Diop (IFAN Ch. A. Diop) qui est un Institut de recherche de l’UCAD. Elle y dirige le laboratoire de b iologie marine depuis 2009. Ses travaux de recherche portent principalement sur la b iologie et l'écologie marines. Elle est l’auteur de plusieurs publications scientifiques portant sur les traits de vie des poissons (âge, croissance, reproduction, connectivité) et la gestion des pêcheries. Experte de la liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), Pr. Khady DIOUF GOUDIABY s’investit dans la construction de synergies entre la formation, la recherche et les actions en faveur de la conservation et la gestion durable des ressources halieutiques.
Elle est la coordinatrice, au Sénégal, de deux projets financés par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) que sont :
– le projet régional Nutec Plastic RAF1010 « Réutilisation et recyclage des déchets polymères par modification par rayonnement pour la production de biens industriels »
– le projet interrégional INT7021 « Contribuer à la surveillance mondiale de la pollution plastique marine dans le cadre de l’initiative de la technologie nucléaire pour contrôler la pollution plastique ».
Elle a auparavant travaillé, en qualité de Chargée de recherche, au Centre de Recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye qui fait partie de l’Institut sénégalais de Recherches agricoles de 2007 à 2008.
Pour commencer, pourriez-vous partager ce qui vous a personnellement motivée à devenir scientifique et à vous spécialiser dans la biologie marine ? Quels événements ou influences ont façonné votre parcours ?
Étant née dans une localité où la mer et les cours d’eau permanents sont inexistants, j’ai été très impressionnée la première fois que j’ai vu la mer quand je suis venue, pour la première fois, à Dakar pour poursuivre mes études secondaires en compagnie de mon père qui a attiré mon attention lorsque nous passions à côté de l’océan. Je n’ai pas cessé, depuis ce jour, de m’intéresser à tout ce qui est relatif à la mer. J’ai compris naturellement que pour travailler dans ce domaine et s’intéresser particulièrement aux ressources halieutiques, il faut bien poursuivre les matières scientifiques. Cet amour pour la mer a été accentué par ma réussite au concours d’entrée à l’Institut des Sciences de l’Environnement de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où j’ai obtenu mon Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA). J’ai eu également la chance d’effectuer mon stage de DEA dans un programme de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) qui était intitulé « Réponses Adaptatives des Populations de Poissons aux Pressions environnementales ».
Quelles sont, selon vous, les menaces actuelles les plus urgentes pesant sur la faune marine sauvage au Sénégal et dans la region ?
La faune marine sauvage au Sénégal et dans la sous-région est actuellement confrontée à une dégradation à un rythme alarmant. Cette situation est imputable principalement aux activités humaines et aux changements climatiques.
Les menaces les plus urgentes sont liées à trois principaux facteurs.
La pollution sous ses diverses forms. On peut en citer par exemple deux types. La pollution par le plastique (1) qui a connu une forte augmentation ces dernières années. Même en tant que déchet, le plastique ne se décompose pas en raison de sa durabilité et de sa longévité. Lorsqu'il atteint l'océan, il peut y rester des centaines d'années. Au fil du temps, il se fragmente et se transforme en micro- et nanoplastique. Le problème de la pollution plastique fait l'objet d'une attention croissante à l'échelle mondiale, mais des lacunes subsistent dans la résolution du problème, faute de sensibilisation, de connaissances, de technologies, de financements et de politiques efficaces. Les conséquences sont désastreuses sur la biodiversité marine. En effet, une fois ingérés, les produits chimiques dangereux provoquent une mortalité à long terme chez la faune marine sauvage. La pollution chimique (2) provoquée par les pesticides, les herbicides, les engrais, les détergents, les hydrocarbures, les produits chimiques industriels et les eaux usées est également inquiétante car elle provoque des anomalies de développement, des pertes de réponse immunitaire et une baisse de la fertilité chez les espèces marines.
La surexploitation est également une menace urgente car elle est continue et peut conduire à la complète destruction d’une ressource. Elle menace dangereusement la faune sauvage marine. Elle survient lorsque l’augmentation de l’activité́ de pêche entraine une baisse du nombre d’individus capturés jusqu’à leur disparition, leur taille, âge moyens, poids moyens, et une diminution de leur capacité́ à se reproduire individuellement.
La dégradation des écosystèmes due au réchauffement climatique et aux activités humaines est également un fait réel. Les températures augmentent rapidement, réchauffant les eaux et affectant directement la faune marine. Par ailleurs, l'absorption accrue de dioxyde de carbone par les océans provoque leur acidification, ce qui représente une autre menace importante pour la biodiversité marine. La diversification des activités humaines dans les océans, notamment l’exploitation des hydrocarbures pose également de nouveaux défis de conservation de la faune marine.
L’érosion des zones côtières est aussi un phénomène en accélération qui impacte la faune marine sauvage.
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Photo by Harrison Haines on Pexels

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Pour commencer, pourriez-vous partager ce qui vous a personnellement motivée à devenir scientifique et à vous spécialiser dans la biologie marine ? Quels événements ou influences ont façonné votre parcours ?
Étant née dans une localité où la mer et les cours d’eau permanents sont inexistants, j’ai été très impressionnée la première fois que j’ai vu la mer quand je suis venue, pour la première fois, à Dakar pour poursuivre mes études secondaires en compagnie de mon père qui a attiré mon attention lorsque nous passions à côté de l’océan. Je n’ai pas cessé, depuis ce jour, de m’intéresser à tout ce qui est relatif à la mer. J’ai compris naturellement que pour travailler dans ce domaine et s’intéresser particulièrement aux ressources halieutiques, il faut bien poursuivre les matières scientifiques. Cet amour pour la mer a été accentué par ma réussite au concours d’entrée à l’Institut des Sciences de l’Environnement de la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où j’ai obtenu mon Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA). J’ai eu également la chance d’effectuer mon stage de DEA dans un programme de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) qui était intitulé « Réponses Adaptatives des Populations de Poissons aux Pressions environnementales ».
Quelles sont, selon vous, les menaces actuelles les plus urgentes pesant sur la faune marine sauvage au Sénégal et dans la region ?
La faune marine sauvage au Sénégal et dans la sous-région est actuellement confrontée à une dégradation à un rythme alarmant. Cette situation est imputable principalement aux activités humaines et aux changements climatiques.
Les menaces les plus urgentes sont liées à trois principaux facteurs.
La pollution sous ses diverses forms. On peut en citer par exemple deux types. La pollution par le plastique (1) qui a connu une forte augmentation ces dernières années. Même en tant que déchet, le plastique ne se décompose pas en raison de sa durabilité et de sa longévité. Lorsqu'il atteint l'océan, il peut y rester des centaines d'années. Au fil du temps, il se fragmente et se transforme en micro- et nanoplastique. Le problème de la pollution plastique fait l'objet d'une attention croissante à l'échelle mondiale, mais des lacunes subsistent dans la résolution du problème, faute de sensibilisation, de connaissances, de technologies, de financements et de politiques efficaces. Les conséquences sont désastreuses sur la biodiversité marine. En effet, une fois ingérés, les produits chimiques dangereux provoquent une mortalité à long terme chez la faune marine sauvage. La pollution chimique (2) provoquée par les pesticides, les herbicides, les engrais, les détergents, les hydrocarbures, les produits chimiques industriels et les eaux usées est également inquiétante car elle provoque des anomalies de développement, des pertes de réponse immunitaire et une baisse de la fertilité chez les espèces marines.
La surexploitation est également une menace urgente car elle est continue et peut conduire à la complète destruction d’une ressource. Elle menace dangereusement la faune sauvage marine. Elle survient lorsque l’augmentation de l’activité́ de pêche entraine une baisse du nombre d’individus capturés jusqu’à leur disparition, leur taille, âge moyens, poids moyens, et une diminution de leur capacité́ à se reproduire individuellement.
La dégradation des écosystèmes due au réchauffement climatique et aux activités humaines est également un fait réel. Les températures augmentent rapidement, réchauffant les eaux et affectant directement la faune marine. Par ailleurs, l'absorption accrue de dioxyde de carbone par les océans provoque leur acidification, ce qui représente une autre menace importante pour la biodiversité marine. La diversification des activités humaines dans les océans, notamment l’exploitation des hydrocarbures pose également de nouveaux défis de conservation de la faune marine.
L’érosion des zones côtières est aussi un phénomène en accélération qui impacte la faune marine sauvage.
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Quelles pistes recommanderiez-vous pour la protection de la faune marine sauvage, en tenant compte des spécificités locales ?
Plusieurs pistes se dessinent. Nous pouvons citer entre autres :
le soutien à la recherche par le financement des programmes sur les écosystèmes marins ;
la réduction de la pollution par le plastique en essayant de recycler et d’encourager des initiatives de nettoyage des fonds marins et des plages tout en favorisant l’utilisation du plastique à usage unique à défaut de l’interdire carrément ;
le respect des quotas de pêche, des tailles minimales de capture et des repos biologiques basés sur des données scientifiques ;
le renforcement et l’application stricte des textes juridiques ;
l’augmentation des Aires Marines Protégées (AMP) ;
la lutte contre l’érosion côtière ;
le soutien des politiques de reduction des émissions de gaz à effet de serre ;
la sensibilisation et l’éducation sur l'importance de la préservation des écosystèmes marins.

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Quel est le rôle de la recherche scientifique dans la gestion durable des ressources marines sauvages ? Pouvez-vous partager des exemples de recherches menées au Sénégal ou dans la région qui ont contribué à cette gestion durable, notamment dans le domaine des pêcheries ?
La gestion durable des ressources marines sauvages et la caractérisation d’indicateurs pour la gestion des populations exploitées dépendent de nombreux champs d’investigation mais se basent nécessairement sur des données scientifiques. Le rôle de la recherche scientifique menée par différents experts (biologistes, économistes, sociologues, technologues, etc.) est de fournir des informations scientifiques aux décideurs. Il est essentiel que les renseignements fournis par les scientifiques soient exacts, complets et objectifs. C'est ensuite aux décideurs de déterminer quels compromis et, si nécessaire, quels sacrifices doivent être faits. Cependant, à mon avis, un scientifique peut aussi faire partie d'un organe décision là où il adopte le rôle de décideur pourvu qu’il sache parfaitement lui-même et fasse bien comprendre aux autres quand il agit en tant que scientifique en fournissant des avis scientifiques, et quand il exprime sa propre opinion en tant que membre de l'organe de décisions.
Comme exemples de recherches ayant contribué à la gestion durable des pêcheries, nous pouvons souligner les travaux menés par le Centre de Recherches Océanographiques de Dakar Thiaroye (CRODT) où j’ai été chercheur de 2007 à 2008 avant de rejoindre l’Université. Ces travaux portent, entre autres, sur l’estimation des stocks de poissons. Nous menons également des activités de recherches sur le suivi des paramètres biologiques d’espèces de poissons d’importance socio-économiques telles que les sardinelles et les mérous entre autres. Ces données biologiques ont servi à la révision des tailles de capture dans le code de la pêche. La Direction des Aires Marines Communautaires Protégées effectue notamment des activités de suivi au niveau des AMP.

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Comment les résultats de ces recherches peuvent-ils être traduits en actions concrètes et intégrés dans les politiques locales pour renforcer la durabilité ?
L’utilisation de résultats issus de recherches scientifiques dans la décision publique est indispensable à l’élaboration de politiques basées sur des données probantes. Elle implique notamment, de la part des chercheurs, un travail de diffusion et de traduction des résultats de la recherche dans le champ de l’action publique. Les résultats de la recherche doivent être diffusés par tous les moyens disponibles dans les milieux de la recherche. En particulier, via des articles scientifiques dans des revues. De plus, les connaissances produites par la recherche devront faire l’objet d’une diffusion auprès des acteurs de terrain (les pêcheurs, les mareyeurs, femmes transformatrices, décideurs, gestionnaires, etc.) . Cette diffusion auprès du public non- scientifique est indispensable pour que les résultats de la recherche s’appliquent réellement et améliorent concrètement la gestion des ressources marines sauvages. Elle doit se faire dans des langages et avec des supports d’application adaptés aux publics visés.
Selon vous, quels sont les effets potentiels des discussions et des décisions prises lors du Trialogue sur vos travaux futurs et sur la conservation de la faune marine au Sénégal ? Comment envisagez-vous de les intégrer dans vos initiatives locales ?
Ma participation à ce Trialogue m’a permis de réaliser que les enjeux de la gestion de la faune marine sauvage sont les mêmes pour les pays concernés. Les espèces marines sauvages n’ayant pas de frontières. Une approche intégrée avec des actions collectives au niveau national et sous régional est impérative pour une gestion durable de ces ressources communes. Les effets potentiels des discussions sur mes travaux futurs se résument à la nécessité d’établir des projets en partenariat avec des chercheurs de la sous-région. Il s’agit également d’accentuer la vulgarisation des résultats de la recherche auprès des populations autochtones et la sensibilisation tout en tenant compte de leurs connaissances autochtones.
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Comment les résultats de ces recherches peuvent-ils être traduits en actions concrètes et intégrés dans les politiques locales pour renforcer la durabilité ?
L’utilisation de résultats issus de recherches scientifiques dans la décision publique est indispensable à l’élaboration de politiques basées sur des données probantes. Elle implique notamment, de la part des chercheurs, un travail de diffusion et de traduction des résultats de la recherche dans le champ de l’action publique. Les résultats de la recherche doivent être diffusés par tous les moyens disponibles dans les milieux de la recherche. En particulier, via des articles scientifiques dans des revues. De plus, les connaissances produites par la recherche devront faire l’objet d’une diffusion auprès des acteurs de terrain (les pêcheurs, les mareyeurs, femmes transformatrices, décideurs, gestionnaires, etc.) . Cette diffusion auprès du public non- scientifique est indispensable pour que les résultats de la recherche s’appliquent réellement et améliorent concrètement la gestion des ressources marines sauvages. Elle doit se faire dans des langages et avec des supports d’application adaptés aux publics visés.
Selon vous, quels sont les effets potentiels des discussions et des décisions prises lors du Trialogue sur vos travaux futurs et sur la conservation de la faune marine au Sénégal ? Comment envisagez-vous de les intégrer dans vos initiatives locales ?
Ma participation à ce Trialogue m’a permis de réaliser que les enjeux de la gestion de la faune marine sauvage sont les mêmes pour les pays concernés. Les espèces marines sauvages n’ayant pas de frontières. Une approche intégrée avec des actions collectives au niveau national et sous régional est impérative pour une gestion durable de ces ressources communes. Les effets potentiels des discussions sur mes travaux futurs se résument à la nécessité d’établir des projets en partenariat avec des chercheurs de la sous-région. Il s’agit également d’accentuer la vulgarisation des résultats de la recherche auprès des populations autochtones et la sensibilisation tout en tenant compte de leurs connaissances autochtones.
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